La communication c’est l’interactivité.
C’est parce que mon cerveau communique avec mon corps et inversement que je peux interagir avec le monde qui m’entoure.
C’est parce que mon œil me signale la présence d’une amie à l’autre bout de la rue que mon bras peut se mouvoir pour la saluer.
C’est parce que j’entends le moteur d’une voiture au moment de traverser que je presse le pas pour éviter de me faire écraser.
C’est parce qu’elle m’étreint tendrement sur le trottoir d’en face que mon visage s’illumine aussitôt d’un large sourire.
C’est parce que mon parfum est capiteux qu’elle bascule discrètement en arrière et feint d’être attendue à l’autre bout de ville.
Mais pourquoi au moment où elle tourne les talons et qu’elle regrette amèrement de ne pas m’avoir invité à boire un verre, je reste planté là, impuissant et ignorant ?
L’interactivité peut se traduire naïvement par une relation de cause à effet.
C’EST PARCE QUE quelque chose se produit QUE quelque chose se passe en retour.
Concept ultime que l’on peut réduire en deux mots : QUAND >> ALORS.
Sans interactivité, le monde serait réduit à l’immobilité absolue, au grand néant. C’est l’alchimie des interactions et de leurs interconnections qui donne la vie.
Chaque entité est faussement autonome. C’est le fourmillement cosmique des molécules, l’assourdissante cacophonie du magma humain, le savant mouvement des planètes, l’émulsion atomique et hiérarchique des éléments qui animent l’univers dans une perpétuelle métamorphose.
QUAND introduit la notion temporelle, celle d’événement.
ALORS est la conséquence déployée à l’instant T par l’entité qui reçoit l’information, le récepteur (observateur).
Pour pouvoir réagir en retour, l’observateur doit répondre à trois conditions :
- Recevoir l’information.
- Disposer d’une capacité spécifique pour interpréter celle-ci.
- Disposer d’une implémentation pour agir en conséquence.
Si l’on reprend le scénario précédent, c’est parce que mon œil m’informe d’une présence à l’autre bout de la rue, que mon cerveau peut recevoir la description anatomique de celle-ci. Si j’avais eu les yeux fermés, j’aurais été dans l’incapacité de recevoir cette information.
C’est aussi parce que je suis suffisamment physionomiste que je peux interpréter l’information et statuer du fait qu’il s’agit bien d’une amie.
Au final, c’est parce que je suis quelqu’un de mobile et convivial que je peux agir en conséquence et la saluer du bras.
Vos objets sont ‘vivants’, faites les communiquer intelligemment et élégamment !
C’est ce que je vais tenter de vous proposer dans mes prochains billets en introduisant pixlib, framework open-source, accompagné de nombreux exemples et tutoriaux.